23.1.07

Pourboire en deux temps

J'arrive devant l'adresse qu'on m'a donnée sur la rue Wellington à Verdun. Un resto de bouffe rapide. Dans l'entrée m'attend une vieille agrippée à sa marchette sur laquelle elle a noué quelques sacs d'épicerie. J'éteins le véhicule et sors pour aider la femme qui peine à mettre un pied devant l'autre.
Je lui offre de prendre mon bras, mais elle me dit qu'elle est capable toute seule. Je n'insiste pas et retourne vers le taxi pour l'installer devant à mes côtés où elle y sera moins à l'étroit. J'ôte mes affaires de la banquette, la recule, vais ouvrir le coffre. La femme est à mi-chemin. Chaque pas semble lui demander toute son énergie. La « sloche» sur le trottoir ne l'aide pas trop, mais elle continue d'avancer un quart de pas à la fois.

Une fois parvenue au taxi, je lui offre encore mon aide, mais elle décline toujours l'offre. Elle a beau être vieille, elle a sa dignité. C'est correct, je respecte ça, mais c'est long. Je me doute bien qu'elle ne me demandera pas de l'emmener à Dorval. Une fois assise je m'empare de la marchette et vais la mettre dans le coffre. Encore heureux qu'elle rentre sans que je sois obligé de la plier. Je prends quand même soin de ne pas reverser le contenu des sacs, vérifie si rien n'accroche dans la porte et la ferme.

Devant, la vieille n'a toujours pas réussi à entrer ses jambes dans l'auto. Un de ses pieds accroche dans le bas de la porte. Elle n'y arrive tout simplement pas. Contrairement à sa marchette, va falloir trouver un moyen de la plier.

— Bougez pas madame je vais vous aider. Dis-je en me penchant vers elle.
— Faites-moi pas mal! Réplique-t-elle craintivement.

Je comprends alors que ce n'est pas par dignité qu'elle refusait mon aide, mais c'est parce qu'elle souffre. Je fais donc le plus attention possible pour ne pas faire de gestes brusques. Je m'empare de sa cheville et lentement, je décoince sa botte et pose ses deux pieds sur le plancher. Je prends bien soin de voir si elle est bien assise et ferme la portière. Je contourne le véhicule, m'assois et demande à la vieille où elle veut que je la conduise. Comme je m'en doutais, on s'en va à quelques coins de rue plus loin.

Pour pas que ça brasse trop, je prends mon temps. Dans le cas de ma passagère, c'est comme si on voyageait à la vitesse de la lumière. Ses mots s'enchaînent plus vite que ses pas. Elle me parle du Verdun des années 40, de son plus vieux qui a soixante-neuf ans, de ses rhumatismes et du bingo du jeudi qu'elle ne manque jamais malgré ses quatre-vingt-douze balais. Elle me parle ensuite de son défunt qui a fait la guerre, de son plus jeune qui a cinquante-six ans, du Verdun des années 50 et encore de ses rhumatismes. On est arrivé devant chez elle juste avant qu'elle entame l'épisode du Verdun des années 60.

— Je vais vous payez avant de débarquer, si vous voulez.
— Pas de problèmes madame, ça fait six dollars et soixante-cinq, s'il vous plaît.

Elle fouille et farfouille dans sa bourse pendant une éternité. Elle en sort un petit porte-monnaie comme il s'en fait plus. En faisant passer les pièces d'une main dans l'autre, elle compte minutieusement sa monnaie. J'ai l'impression que je vais avoir droit à une belle grosse poignée de vingt-cinq cennes. J'ne sais pas si elle lit dans mes pensées, car elle se ravise et remet les pièces dans le porte-monnaie. Mais c'est pour mieux recommencer à les recompter. J'ne sais pas si c'est l'âge ou si elle cherche juste à se désennuyer, mais c'est long longtemps.

— Prenez votre temps madame, je vais aller chercher votre marchette.
— C'est combien vous m'avez dit?
— Six dollars et soixante-cinq madame c'est indiqué sur le compteur devant vous.
— Ah oui, ah oui...

Je sors du véhicule et vais chercher la marchette de la nonagénaire qui a fini de compter son change quand j'ouvre sa portière. Elle me donne un billet de cinq, un « looney», quatre-vingt-cinq cennes et me dit le plus sérieusement du monde en me tendant un autre vingt-cinq cennes:

— Ceci, c'est pour vous.

Je vois bien dans son regard, qu'elle attend que je la remercie. Elle n'a pas la moindre idée que son pourboire n'est pas que ridicule. Il est carrément insultant. Mais la pauvre vieille est probablement un peu perdue dans le Verdun du temps de la crise. Je n'en ferai pas pour si peu.

— Merci madame. Prenez mon bras, je vais vous aider à sortir du taxi.

Ça a pris un autre cinq minutes pour la replier et la remettre sur ses pattes. Agrippée de nouveau à sa marchette, elle me dit que ça va aller, qu'elle est habituée devant chez elle et me dit au revoir. Sauf qu'une fois assis dans le taxi, je vois la pauvre qui a du mal à monter les trois marches de sa galerie. Je me sens mal de la laisser là dans le froid et ressors du véhicule pour aller l’aider.

— Ah merci mon cher monsieur. C'est mes sacs. La marchette est trop pesante. Je ne suis pas capable de défaire les noeuds.
— Laissez-moi vous aider.

Les maudits sacs étaient tellement bien attachés que je me suis arraché un bout d'ongle. Énervé je les ai déchirés. Pendant ce temps la vieille continuait d'entretenir une conversation des plus banale sur l'histoire de ce fameux triplex qu'elle habite depuis plus de cinquante ans, de jaser sur le Verdun d'avant le déluge pis de ses rhumatismes. J'ai monté ses sacs déchirés sur le seuil de sa porte et lui ai demandé de nouveau si ça irait et suis reparti vers le taxi.
Par acquit de conscience, j'ai quand même attendu qu'elle soit entrée pour décoller. On n’est quand même pas des bêtes!

Je suis ensuite passé chez moi pour tailler ce bout d'ongle et me faire un bon café. Je me suis mis à rire tout seul de cette aventure dans le Verdun des années 2000 et de ce vingt-cinq cennes juste pour moi.

En sortant de l'appart, une jeune femme attendait à côté de mon taxi. Cinq minutes plus tard, elle en ressortait. Une course impeccable de douze dollars et demi. Elle m'a filé un billet de vingt en me disant de garder le change.

La semaine dernière dans un excellent billet sur l'art du pourboire, Philippe-A. m’interpellait sur ce qui en était de notre côté. Bien comme tu vois, c'est tout ou rien avec plein de variantes entre les deux. Je dirais que de manière générale les gens sont plutôt gentils. C'est sûr que ça fait chier quelqu'un qui ne te donne rien après y avoir brûlé une couple de jaunes, mais qu'est-ce que je peux faire? J'passe au client suivant, le plus vite possible en essayant de ne pas trop y penser. Je sais qu'il y a plein de chauffeurs qui à coup de détours, vont se le chercher eux-mêmes leurs pourboires. Grâce à eux, les gens sont de plus en plus méfiants envers nous. Il plane toujours cette présomption qu'on essaie de les arnaquer. Le pourboire n'est jamais gagné. Mais bon, j'ai un peu cette conviction qu'entre ceux qui ne donne pas et ceux qui donnent trop, y'a un équilibre qui se fait au bout du compte.

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41 Comments:

Blogger Thomas said...

Ah, le pourboire, c'est parfois un instant compliqué pour le client aussi...

1/23/2007 7:32 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je pense que le pourboire ne se merite pas : il y a des gens qui en donnent, autre l'idée ne les éffleure même pas.
Tu as raison en bout de ligne ça s'équilibre tout seul.
Mais je suis contente de ne plus faire de tours de ville : le pourboire excusait nos salaires minables et quand il y en avait pas : ça faisait mal.
barb

1/23/2007 9:22 AM  
Anonymous Em said...

Ahh! A te lire je me sens coupable de ne pas toujours en donner! Quand je pogne un chauffeur de taxi haitien qui parle au telephone tout le long, j'y donne pas une cenne de plus. Mais quand sont sympathique et jasant, j'en laisse. Parait qu'a la télé une fois, y'ont dit qui fallait laisser du tip au chauffeur seulement si ya eu a mettre du stock dans la valise..

1/23/2007 9:38 AM  
Anonymous Anonyme said...

our moi un pourboire, c'est la gentillesse et la politesse du chauffeur, et non si il a brûlé de sjaunes pour moi ;) Ce qui ne m'est jamais arrivé dailleurs, j'ai même eu de la misère à indiquer au chauffeur où aller telement il voulait rien savoir..on s'était perdu en fin de compte lol

Tu semble avoir un très grand coeur et du souci pour tes clients, c'est intéressants de te lire! moi je t'en laisserais un gros tip ;)

1/23/2007 9:50 AM  
Blogger Laurie said...

J'ai longtemps été camelot tant plus jeune et le pourboire faisait aussi partie de ma vie et était 100% de ma paye. J'avais une assez belle "run" mais plusieurs personnes âgées. Il y en a une que je me rappelle plus précisément qui me donnait 10 cent de pourboire (pour un journal de 1.75$) en étant complètement convaincue que sa générosité était explosive. A chaque fois qu'elle me donnait son 10c, un grand sourire se dessinait dans sont visage. Bon...j'avoue que c'est pas elle qui faisait ma paye et que son 10 cent ne payait vraiment pas du tout tout ce que je lui donnait comme service (ramasser son publi-sac et son courrier en passant et des fois gratter ses escaliers pour qu'elle soit capable d'aller à la messe du dimanche à pied) mais elle avait une toute autre conception de la valeur de l'argent que celle que j'avais. J'imagine qu'il faut vivre avec ça!

1/23/2007 9:51 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je suis impressionnée pas les histoires que tu écris. Elles sont vraiment intéressantes et captivantes, que ce soit à propos d'une jeune junkie ou d'une vieille mémé qui veut se rendre au coin de la rue ;)

J'aimerais beaucoup que tu me fasses signe lorsque ton livre sortira (son nom, Editeur, etc), tu as déjà une future acheteuse ;) = macerise72@yahoo.ca

1/23/2007 10:03 AM  
Anonymous nina said...

cette petite dame t'a permis de nous raconter cette belle histoire…c'est toi qui lui doit un pourboire…

1/23/2007 10:16 AM  
Blogger Marchello said...

J'appréhende anxieusement le jour où le pourboire sera obligatoire. Votre façon de le concevoir par une moyenne entre ceux qui ne donnent rien et les plus généreux est très sage. Je suis d'accord avec Nina, c'est toi qui lui est redevant. Encore Bravo.

1/23/2007 12:09 PM  
Blogger Cecile Gladel said...

Mais Pierre-Léon, toi qui est un super taxi man. quel est le pourboire correct ?
Car moi je connais bien la ville, j'y ai roulé pas mal et je le sais tout de suite quand un taxi prend une route plus longue...Parfois je lui dis, parfois non et le pourboire est alors coupé... Aussi lorsque je reviens de Dorval et que le taxi m'aide avec les valises, je lui en donne plus bien sur....
Mais s'il grille des lumières et que je ne me sens pas en sécurité...ichhhhhh j'hais ça...et je réduis mon pourboire...
En passant, Pierre-Léon, mon article sur le ralenti inutile ( pour lequel je t'avais posé quelques questions) est paru hier dans le cahier Auto de La Presse.
Merci encore de ton aide :)

1/23/2007 12:42 PM  
Blogger Chass said...

Belle histoire.

Un taxi la nuit est le seul blogue que je visite de temps à autre. Avec toujours le même plaisir. Autrement, je ne fréquente pas les blogues : n'en visite que si Google m'y amène en réponse à une requête (l'inverse est vrai, ce sont surtout des googleurs qui viennent sur le mien).

Quant aux pourboires, je n'ai pas de voiture alors je prend souvent le taxi. Je donne systématiquement au moins une vingtaine de pourcent de la course aux chauffeurs de métier. Ils le méritent.

Par contre, je suis chiche avec les amateurs qui ne connaissent pas leur ville (et ne l'avouent surtout pas !), vont vous immobiliser dans des travaux routiers ou des festivals pourtant fort bien publicisés, ou vous débarquent du mauvais côté de la rue avec armes et bagages. On ne me fait jamais le coup des détours, je crois que les chauffeurs sentent que ne peut me la faire celle-là (hi hi).

Y a des jours où je me dis qu'il devrait y avoir deux catégories officielles et bien identifiées de taxi : les pros et les autres. On a amélioré l'âge de la flotte des véhicules. Il serait temps qu'on s'intéresse à la qualité du service.

1/23/2007 1:24 PM  
Blogger Marc-André said...

Aaaah le pourboire... Surtout en taxi! Mes règles personnelles:
1.- Que le chauffeur ne parle pas au cellulaire. Ça m'insulte royalement.
2.- Que le chauffeur exécute ses arrêts et respecte les lumières jaunes et les limites de vitesse, de même que la courtoisie routière de base. Il brûle ses jaunes? Il n'aura sûrement pas de pourboire!
3.- Si j'ai pas envie de parler, qu'il ne dise rien. Qu'il n'insiste pas.

À part ça, quand je suis saoûl en taxi (et ça arrive souvent), eh bien jour de chance car je suis insupportable mais ô combien généreux... j'ai déjà laissé un pourboire de 100% à un chauffeur quand j'étais complètement paqueté... Sinon je laisse toujours quelque chose, entre 10% et 20%, selon la qualité du service.

J'avais déjà entendu une femme qui parlait d'étiquette à la télé dire que le pourboire se méritait uniquement lorsque le chauffeur descendait pour vous ouvrir la porte et vous aider avec vos paquets... C'est un peu exagéré je trouve...

1/23/2007 1:42 PM  
Blogger Philippe-A. said...

You loose some, you win some. C'est la seule façon de rester sain d'esprit.

1/23/2007 3:14 PM  
Anonymous Michel said...

Salut !

Il ne faut pas en vouloir à cette vieille femme...
C'est le drame de la vieillesse que d'être décalé
par rapport à l'époque actuelle... où tout va si vite
... time is money...

Avec une peu de "chance", si on peut appeler ça de la "chance", ça nous arrivera ... et on sera noyé par
nos souvenirs, naufragé du bonheur vécu !

J'ai été ému par la patience que tu as démontrée...

Bon taxi ! ;-)

1/23/2007 4:47 PM  
Blogger Jici said...

Comme tu en a l'habitude P.L., tu marques des points à chaque post que tu sors !

1/23/2007 4:56 PM  
Anonymous Véro said...

Partage également l'idée que tu lui dois une histoire, pauvre vieille dans le Verdun des années 2000!!!doit pas être facile tous les jours!
Tu as saisi l'essentiel: tout est question d'équilibre.

1/23/2007 5:00 PM  
Anonymous Anonyme said...

Au delà du pourboire, c'est votre patience et votre symphantie envers la dame qui m'impressionne le plus. Votre aventure Pink-Punk n'est pas un accident de parcours, vous êtes comme ça dans la vie.

Vous richesse est beaucoup plus élevé que la simple valeur pécunière du pourboire d'une course.

Michel

1/23/2007 5:57 PM  
Anonymous myrian said...

Je ne prends pas souvent le taxi, mais je suis plutôt généreuse de nature. Comme je ne sais jamais combien donner et que je ne veux pas paraître radine, je donne beaucoup. Peut-être trop. La dernière fois, le taxiste m'a demandé si je voulais un reçu...??

1/23/2007 6:43 PM  
Blogger johanne said...

cette belle histoire me fait penser a ma vieille tante qui, elle aussi, a ben de la misere à entrer ses deux jambes dans ma voiture...c'est pas toujours rigolo de vieillir...

1/23/2007 10:37 PM  
Blogger le neurone ectopique said...

comment peut-on donner trop ?

la dignité humaine

1/24/2007 7:14 AM  
Anonymous mat said...

en france il n'y a pas de pourboires mais nos racine quebecoises nous pousse a donner!
le weekend dernier jai mon snowboard pour aller skier dans les alpes
aucun taxi ne voulait nous prendre
on se rend a une borne le chauffeur est fru mais nous prend
on lui laisse 3 piasses de tip il etait fou comme dla marde

1/24/2007 8:00 AM  
Anonymous Raoul said...

20 commentaires et pas une insulte. C'est rare sur un post de pourboire!

1/24/2007 10:57 AM  
Anonymous Melane said...

T'as fait une bonne action comme peu en font de nos jours... C'était vraiment gentil de ta part d'aider cette dame âgée, vraiment !

Pour ce qui est du pourboire, c'est sûr qu'il y a toute sorte de monde... Autant du côté des chauffeurs de taxis que du côté des clients. Moi, ça me stresse tellement payer le taxi ! C'est ridicule, mais je ne sais jamais combien donner. J'essaie de me baser sur le pourboire que je donne quand je vais au resto, mais quand même...

Et pour les chauffeurs, une fois, je suis revenue du Vieux-Montréal à Terrebonne en taxi, on était 5 à part du chauffeur. C'était sensé nous coûter environ 5$ chaque max, et je pensais débourser le reste, s'il en manquait. Il avait l'air pressé de sacrer son camp, alors j'ai ramassé l'argent de tout le monde et je lui ai donné. Il en manquait toujours, selon lui. Ça a fini qu'on lui a quasiment payé en double, mais c'était tellement mélangé notre affaire qu'on l'a juste catché après. Le chauffeur était ben lui, c'est lui qui nous cassait les oreilles comme quoi il en manquait. Crosseur.

Je sais bien qu'il y a des bonnes personnes, mais comme pour les minorités... Il ne faut souvent qu'une seule personne nous déçoive pour juger tous les autres.

C'est plate, mais c'est ça...

(Et je compte bien mon argent maintenant !)

1/24/2007 11:02 AM  
Anonymous Anonyme said...

Il va du pourboire comme il va de la vie: il y en a qui ne redonnent rien, d'autres qui donnent sans compter.

Les radins le sont dans toutes les sphères de leur vie: ils comptent leur argent comme ils comptent leur temps ou leurs sentiments. Et ça n'a rien à voir avec la richesse.

1/24/2007 11:10 AM  
Blogger DjOu said...

ben voyons... vous sembler capotter pour le petit bout dhistoire qui fait référence au fait quil passe sur une jaune... moi si le chauffeur passe sur la jaune-orange, je n'en ferai surement pas un cas, car en bout de ligne c'est lui qui pogne le ticket et moi qui gaspillera moin d'argent... je pourrai donc en donner plus en pourboir à la fin de la ''run''.

Sérieusement mon Léon, chapeau pour ces actions qui ont surement apporter beaucoup à cette vieille dame. Des petits gestes comme ceux la ne font que mettre un peu de soleil dans leurs journée!

1/24/2007 11:37 AM  
Blogger Martin le djembéfola said...

Eh bien, en plus d'être un grand chauffeur de taxi, Pierre Léon, t'es un grand homme de coeur! Touchant comme rencontre même si le 25 cents de pourboire n'est pas le reflet de la gratitude que cette vieille dame t'as exprimée, ça j'en suis certain!

1/24/2007 12:42 PM  
Anonymous Anonyme said...

Ouff les pourboires en taxi. Moi aussi je ne sais jamais combien donner. Normalement la course coûte environ 14$, j'arondie à 15$ et je donne un 2$ de plus. Mais il m'arrive de donner moins. Surtout quand le chauffeur refuse de prendre mon 20$ pour une course de 16$, il n'a pas de change.....

Un taxi que je doit laisser la fenêtre ouverte car ça empeste soit la cigarette ou le parfum. Un chauffeur à qui j'ai dit que je n'étais pas presser et que je voulais arriver vivante, il ne passait pas sur la jaune... il passait sur la rouge directement. Et finalement un taxi tellement sale que j'avais presque peur de m'y asseaoir.

1/24/2007 1:12 PM  
Blogger Romie said...

Cher Monsieur Léon,

Je vous découvre tout juste entre deux cafés. J'écoutais une émission de radio et il se trouve que vous êtes une "plume-blog" reconnue. Je vous envie.

Après une seule petite lecture d'à peine une heure, je suis déjà accro.
Je risque de visiter vos écrits souvent et de développer une dépendance de plus en plus sérieuse (sourire) pour votre monde.

Heureusement, je n'habite plus montréal, sinon ça me coûterait très cher de taxi et surtout de pourboires !

Romie
Le clavier ambulant

1/24/2007 1:46 PM  
Anonymous Anonyme said...

trop jolie l'histoire de la vieille! Quelle patience tu as! Merci de nous rejouir de tes billets!

1/24/2007 2:57 PM  
Anonymous Laila Seshat said...

Ce peut également être une question de culture ! Lorsque nous sommes arrivés à Barcelone, nous laissions toujours un pourboire aux chauffeurs de taxi... qui nous le remettaient systématiquement ! Et parfois même quand nous insistons... pas moyen. Ils sont toujours très surpris...

J'ai même déjà vu mon pourboire dans un bar traîné toute la soirée. Pas question que le barman le prenne !;)

Très intéressant comme réflexions ;)

1/24/2007 4:02 PM  
Blogger Francis said...

On appelle ça la sagesse mon Pierre-Léon.

Salut !!

1/24/2007 6:46 PM  
Blogger le Prof Maudit said...

Je retiens bien l'histoire du pourboire, mais c'est surtout la petite vieille qui me touche et la façon dont, malgré l'agacement, vous êtes resté patient et serviable. L'apanage de bien peu de gens je pense.

1/24/2007 10:21 PM  
Blogger Rackham said...

Le pourboire... chose difficile... particulièrement si le service et le produit est offert gratuitement... devons-nous quand même payé pour le service?

1/24/2007 11:52 PM  
Anonymous Anonyme said...

Beaucoup de questions, mais pas de réponse ?
Quel est la règle de politesse pour le pourboire ou plutôt quel est l'étiquette, que disent les livres de voyage ?
Par exemple, au restaurant, c'est 15% de la facture.
Pour le taxi, c'est la même chose ? c'est 10% ? c'est 20% ?C'est un montant fixe ?
J'aimerais bien savoir, parce que j'arrive à Mtl et je vais troquer mon auto pour le taxi de façon plus régulière, alors je ne veux pas avoir de l'air chiche, mais je ne veux pas faire rire de moi non plus.

1/25/2007 12:04 AM  
Blogger L'Exilée said...

Vraiment agréable à lire.

Merci.

Tout s'équilibre, je crois, quand on sait donner.

1/25/2007 3:18 AM  
Anonymous OnlyFoxy said...

J'ai déja eu un chauffeur de taxi arabe avec qui j'ai discuter tout le temps de la course. Nous avons jaser de sa culture, de sa bouffe traditionnel (exquise en plus)de sa passion pour les Alouettes de Montréals, de son amour du Québec depuis qu'il est ici et j'ai été captiver par sa voix, par son histoire. J'anticipais presque la fin du trajet. Pour un course de 12$, je lui ai donner 25$ en lui disant de garder le change. Il m'a dis que c'étais un gros pouboire et m'a demander si j'étais certaine. Ma réponse? Découvrir une culture comme il me la si bien expliquée, découvrir une vie (la sienne) et être fascinée par un être qui m'étais tout à fait inconnut valait bien le pourboire que je lui laissait.

Puis pour la vieille Léon, v'là quatre vingt douze printemps un 25cenne tout rond et rutilant c'étais une fortune. J'sais pas combien de fois ma mère qui est beaucoup plus jeune que ca ma répèter qu'avec 25c elle s'achètais un hot-dog pis une liqueur lol

1/25/2007 8:33 PM  
Blogger Rackham said...

Bonjour Léon,

J'aimerais bien savoir ce que tu penses de l'émission TAXI 22 avec Patrick Huard... Tout en sachant que ce n'est pas fidèle à la réalité, ça peut être drôle de connaître ton opinion!

1/25/2007 9:10 PM  
Anonymous Anonyme said...

Salut
Moi ce qui m'insulte c'est le pourboire obligatoire l'été passé deans un resto pas loin du casino de Charlevois un genre de creperie aux prix exorbitant l'adition arrive ils ont rajouté 15% avec un christ de gros sourire qui me narguait je sais j'aurais du refusé de payé. j'ai payé mais j'y pense encore Grrrrrrrrrr

1/25/2007 11:12 PM  
Anonymous brem said...

Le pourboire c'est aussi une question de revenus. Quand j'étais plus riche, j'étais généreux, présentement,je suis plus gratteux, et ça m'énerve, mais que voulez-vous!

1/26/2007 12:31 PM  
Blogger Gaalbs said...

En fait je me dis que la course qui t'as le plus satisfait est celle de la vieille dame, elle t'a donné bien plus que 25 cennes cette dame, elle t'a rendu important. Bien plus que de la conduire d'une rue à une autre, tu lui as rendu un vrai service, en la respectant en l'aidant, en lui portant ses sacs, elle a fait de toi un héros. Sans toi, elle serait toujours sur le chemin de chez elle à cette heure-ci, morte de froid peut-être. Si tu la revois dans la rue, tu la reconnaitras, si elle appelles ton taxi, tu la rameneras chez elle alors que ta course de 12,5$, même si elle te fait vivre économiquement ne prendra jamais plus que ces 4 lignes de ton blog.

1/28/2007 8:33 AM  
Anonymous Juliette said...

J'ai souvenir d'un chauffeur de taxi qui comme ça avait enlevé la marchette de la madame ... je pensais qu'elle était pour chrisser le camps à terre... c'était loin d'être comique mais j'avais juste le fou rire... je suis ainsi parfois. Pas d'allure.

1/28/2007 8:07 PM  
Blogger mllecat said...

aah mais elles sont quand meme très mignonne...la petite dame et ton histoire

2/08/2007 8:56 PM  

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